« Maman, je n’y arrive pas ! », c’est ce que mes enfants ont commencé à me dire, quand moi même j’ai eu cette peur de ne plus y arriver.

Être seule à m’occuper d’eux, une semaine sur deux, gérer les trajets pour l’école, les courses et le ménage, les jeux et leur offrir un quotidien amusant, c’était juste au delà de mes forces.

Je me trompais, en fait c’était autre chose qui ne fonctionnait plus pour moi, et qui je croyais m’apportait de l’aide, me délestait de toute cette charge.

C’était de devoir cohabiter une semaine sur deux avec le père de nos enfants. Pourquoi cette cohabitation « forcée » ?
Par difficulté financière de se trouver un autre « chez lui » une fois le choix fait que je reste dans la maison avec les enfants.

J’ai compris tout à coup ce qui se jouait. La peur de son côté, et la peur de mon côté de ne pas y arriver seule.
Et c’était ça la charge la plus lourde qui plombait le quotidien, pas la somme des tâches.

Alors j’ai pris mon courage à deux mains et j’ai dit « Stop ! Si c’est chez moi ici ce n’est plus chez nous. Tu trouveras une solution, j’en suis sûre. »

Et depuis je revis. Une énergie nouvelle a été libérée. J’ai testé ma première semaine « chez moi » et c’est fou tout ce qui a pu être accompli, avec force et légèreté.

J’ai vu que je pouvais y arriver. Et facilement tout gérer. Sans me fatiguer en plus.
La charge n’était pas celle que je croyais.

Les enfants ont senti une clarté qui nous a tous réalignés. Ils se sont calmés, et m’ont même aidée.

Cette décision de mettre une limite à une situation pesante et d’affronter ses peurs : peur de blesser l’autre, peur de ne pas y arriver seule, peur de fermer la porte au père de nos enfants… Ce que ça a créé est un immense respect de soi. Et un message que oui chacun va y arriver.

Alors maintenant que ces limites ont été posées, quelque chose à bougé ici.
Cette maison bien que réaménagée avec mes affaires, me semble tout à coup bien trop grande et bien trop gourmande en énergie.
J’ai envie de vivre avec un minimum d’objets.
Une consommation d’énergie minime aussi.

Optimiser la place, réduire à l’essentiel.

J’ai vu soudain l’étendue des objets inutiles, qu’on passe notre temps à ranger.
J’ai vu les espaces superflus, qui consomment de l’énergie.

Je vais quitter cette maison. Et m’en trouver une autre qui corresponde à mon nouvel espace intérieur.

2019 Waouh !