La nuit avant le stage Plongeon avec Lopvet, je n’ai quasiment pas dormi. Le petit avait vomi toute la nuit, en prévision de la toute première séparation de 5 jours et 4 nuits.
Impossible de trouver le sommeil en épongeant tout ça tout en pensant aux démasquages qui m’attendaient toute cette semaine avec les 34 autres « plongeurs » inscrits.
Un plongeon avec Lopvet avant mes 40 ans, je le voulais tellement depuis un moment que je voyais les dates flotter dans le calendrier. Y aller ? Ne pas y aller ? Je savais qu’il y a un avant et un après. 
Pour moi c’était comme un énorme cadeau, un saut en parachute ou passer au détecteur de mensonges. Non, plutôt oser se voir dans un miroir « subtil » et découvrir qui j’étais vraiment.
Un plongeon, avec Franck, c’est 35 personnes assises en rond qui vont passer devant ce miroir.
Tous « à poil » devant tout le monde. C’est pour ça que ça s’appelle un Plongeon ? 
Ouais…Je ne réfléchis pas, je saute ! 

Payer pour tomber les masques avec Franckie, ce n’est rien face au prix que j’ai pu payer en essayant d’enterrer des parties de moi.
Le stage a commencé fort. En arrivant sur les lieux -un endroit merveilleux au sommet d’une colline dominant le lac Léman- j’ai aperçu Franck qui avançait dans le hall du restaurant et ma première réaction a été de filer aux toilettes ! Pourquoi ? J’en sais rien ! Pour moi le stage avait déjà commencé. Et une petite fille craintive avait prit possession de moi !
Quand j’ai débarqué dans la salle à moitié pleine, j’ai envoyé un salut pour répondre au salut de Franck, affalé dans un siège parmi les fous. 
En passant pour sortir de la salle il me lance « Sérieux, t’as tellement peur de moi ? » 
Ben.. (faut croire, oui, apparemment ?!! )
Le dispositif s’était déjà enclenché. Quelque chose remontait en moi et savait qu’il allait être débusqué et viré…