Jour 40/40, c’est aujourd’hui !!

40 jours que j’attends ce moment, celui de passer la porte de ce gîte que j’ai loué pour un mois. 
Je viens de terminer 10 ans de vie couple. J’ai mis la « clef sous la porte », rendu la maison qui a fermé les yeux, et stocké mes affaires en attendant de trouver mon nouveau chez moi. 
C’est une libération immense ce « déménagement », cette dernière maison que nous avions choisi à deux, et qui avait des affaires à nous dans chacun de ses coins. Je savais qu’il fallait la quitter pour que nos vies retrouvent leur chemin propre. 
Ce gîte est mon premier nouveau chez moi, provisoire, et déjà je sens mon énergie se rétablir.
C’est vraiment ça, un rétablissement, un réajustement après une période d’efforts intenses.
Voilà un an déjà que nous avions choisi de nous désunir, et il a fallu toute une année pour désintriquer nos espaces, nos affaires, nos vies. 
Un an de déconditionnement, de lâchage d’illusions, de tristesse, de colère, d’impatience, de reflux et de configurations diverses pour arriver finalement à se lâcher complètement.
Il faut dire qu’on était un couple assez fusionnel, passant la majeure partie de notre temps ensemble, alors ça a été long à défaire.
C’est net, on s’entend mieux depuis qu’on est séparés. 
On a déménagé tant de fois pour repousser cette séparation, comme pour faire diversion !
Cette fois, mon besoin de me retrouver à été plus fort que celui de sauver le couple. Je n’ai plus rien à sauver. Je ne m’accroche plus, je ne m’acharne plus. Je laisse partir ce qui demande à partir.

On a fait ce trajet pour l’Alsace ensemble avec les enfants, et c’était joyeux, léger. Nos routes se sont séparées au gîte. Simplement, sincèrement. Avec gratitude.
S’apprécier pour ce qu’on est, sans rien attendre, sans enjeu, et aimer être parents. 
On forme maintenant une équipe parentale. 
Mais plus un couple.

J’ai l’impression d’avoir tourné une page.
Que j’ai retrouvé ma place.